25 conseils pour voyager à Cuba

Rues de Trinidad. AlbertoPiernas

Cuba revient sans cesse dans les conversations. Ses habitants, les couleurs chatoyantes de la vieille Havane, ses plages, son système politique… L’île des Caraïbes cristallise les clichés, certains fondés, d’autres moins. Le seul moyen de les démêler, c’est de fouler sa terre. Voilà pourquoi ces 25 conseils pour voyager à Cuba vous seront utiles pour découvrir l’île du rhum, le Malecón et surtout ses habitants.

Index

  • 1 Organiser le voyage
  • 2 L’argent à Cuba
  • 3 Hébergement à Cuba
  • 4 Se déplacer à Cuba
  • 5 Manger à Cuba
  • 6 En ce qui concerne les Cubains
  • 7 Internet à Cuba

Organiser le voyage

  • Pour entrer à Cuba, vous aurez besoin de : un visa (22€ via Online Tours), une assurance médicale de voyage (non vérifiée à l’aéroport mais obligatoire légalement), vos billets de retour et votre passeport.
  • Aucun vaccin obligatoire, sauf si vous provenez d’une région où règne la fièvre jaune.
  • Emportez lunettes de soleil et crème solaire. Le soleil frappe dur à Cuba. Entre décembre et avril, prévoyez un manteau léger pour les fronts froids et les soirées fraîches. L’été cubain ressemble au nôtre en intensité.

L’argent à Cuba

  • Cuba fonctionne avec deux monnaies. Le CUC (peso convertible) pour les touristes et le CUP (peso cubain) pour les locaux. 1 CUC vaut 95 eurocents et 26,5 CUP. La différence ne vous ruinera pas.
  • Dans les zones touristiques, on vous demandera le CUC. Mais les transports urbains et les restaurants de quartier acceptent volontiers le CUP et vous rendent même la monnaie dedans.
  • Si vous arrivez avec des dollars, préparez-vous à une commission de 10% au change. Préférez les euros. Changez-les à l’aéroport ou en petites doses dans les casas de cambio.
  • Les villes touristiques ont des distributeurs. Vérifiez avec votre banque les conditions pour les gros retraits.
  • Cuba coûte cher surtout seul car une chambre double demeure le tarif minimum. La bouffe reste bon marché (la pizza bizarrement pèse plus lourd). Avec 10€ par jour vous mangez. Pour vous déplacer, usez du bus ou du camion en pesos cubains. Matanzas à Varadero ? 5 centimes.

Hébergement à Cuba

  • Les auberges ne pullulent pas à Cuba. Pendant longtemps, Hostelworld et Airbnb ont bloqué l’accès aux hôteliers cubains. Depuis 2016, c’est plus souple. Casa Iraida à Vedado reste une valeur sûre : peu chère, bien tenue.
  • Les options se résument à deux : les grands resorts balnéaires ou les maisons privées louées par les locaux. C’est là le vrai charme. Des intérieurs colorés, cosy, des propriétaires avenants. Une chance d’échanger avec les Cubains.
  • Réservez votre première nuit avant de partir. Pour le reste, ne stressez pas. Cuba fonctionne en réseau. Votre hôte connaîtra toujours quelqu’un ailleurs. Tout est fiable.
  • Voyager seul ici pèse sur le budget. Les maisons privées n’offrent pas de chambres simples. Comptez 25 à 35€ pour une double, peu importe si vous êtes seul.

Se déplacer à Cuba

  • Trois options principales vous attendent. D’abord la voiture de location à l’aéroport de José Marti. Pratique si vous voyagez à plusieurs et partagez les frais.
  • Viazul gère les principaux trajets touristiques. Bus climatisés, prix corrects, horaires généralement respectés. Havane-Viñales ou Trinidad-Santa Clara, c’est du classique touristique. Les billets s’écoulent vite. Achetez deux ou trois jours avant. Internet ? Ça n’a pas marché pour moi. Beaucoup d’autres voyageurs vous diront pareil.
  • Les taxis partagés méritent votre attention. Aux stations Viazul, les chauffeurs proposent des places au tarif du bus plus 2 ou 3€. Ils partent à pleine capacité. Les Cubains en raffolent. C’est plus rapide, juste un peu plus cher.
  • En ville ou vers une plage ? Suivez les Cubains : bus urbains ou « camions » qui transportent travailleurs et voyageurs. Ponctuels, confortables, ils acceptent les pesos. Matanzas à Varadero pour 5 centimes ? Possible.

Manger à Cuba

  • La cuisine cubaine ? C’est l’aspect faible du voyage. Pénuries aux supermarchés, difficulté à trouver qualité et prix bas. Heureusement, les petits-déjeuners privés sauvent la mise. Pour 5€, le propriétaire prépare un vrai repas : café, œufs, toasts, saucisse, fruits. De quoi tenir jusqu’au soir. Il peut même vous faire des sandwichs pour l’excursion.
  • Les restaus touristiques servent pâtes, pizzas, snacks. Loterie. Mais le Vedado à La Havane tient ses promesses (Plan B, Alliance française). La Berenjena à Viñales ravit les végétariens. Le Jazz Bar à Trinidad propose un buffet de riz, plantain frit, yucca à prix sérieux. À Matanzas, les bars cubains typiques servent un assiette riz-yucca-salade-plantain pour 2€.
  • Les plats à tester : les Ropa vieja (bœuf effiloché et légumes), Moros y Cristianos (riz et haricots noirs). Jus de fruits tropicaux partout. Goyave, mangue, ananas. Des sandwichs légendaires aussi : pain au cochon rôti ou pain au steak.

En ce qui concerne les Cubains

  • La vraie richesse cubaine ? Les gens. Ces survivants qui ont appris à vivre de rien, toujours prêts à vous aider. Ils ouvriront leur maison, vous offriront un café maison autour d’un vieil album photos. Les Cubains sont formidables.
  • Mais attention à l’autre versant. Le « jinetero » existe. Il rode près de vous, portefeuille ambulant, vous proposant tour, taxi ou maison privée jusqu’à vous épuiser. Stations Viazul, arrêts de bus : il y en a partout. Certains paient même leur ticket pour vous suivre. Réponse : un non clair et bienveillant. Les Cubains ne forcent pas si vous dites non dès le départ.
  • Les Cubains vivent à leur rythme. Ce taxi qui part deux heures après l’heure dite. Cet employé du bus qui termine sa discussion avant de vous servir. Zéro stress.
  • Chez nous, on ose à peine regarder le voisin du métro. À Cuba, les liens sociaux surgissent naturellement. Un inconnu vous aborde au Malecón pour bavarder. Le proprio de la maison vous offre un café juste pour causer. Les Cubains ouvrent les bras sans préjugé.

Internet à Cuba

Mélodie Laurent

Journaliste voyage, ex-rédactrice GEO et Le Routard. Mélodie partage ses carnets de routes à travers la France et l'Europe, avec une affection particulière pour les gîtes ruraux, le patrimoine vivant et les sentiers qui ne sont pas sur les cartes.