L’aqueduc et les moulins de Barbegal constituent un complexe romain de meunerie hydraulique
situé à Fontvielle (Bouches du Rhône), à proximité de la ville d’Arles en Camargue.
Ce complexe a été construit au début du IIe siècle et a fonctionné jusqu’au début du IIIe siècle.
L’ouvrage primitif comportait deux branches convergeant dans un bassin d’où partait un conduit unique alimentant Arles. Sa branche orientale fut détournée pour alimenter la meunerie de Barbegal, tandis que la branche occidentale continua à alimenter la ville d’Arles.
Le site archéologique a fait l’objet de deux campagnes de fouilles, en 1937-1939, puis en 1992-1993.
l’aqueduc traversait les rochers de la Pène pour alimenter la meunerie en contrebas, jusqu’à se déverser dans un vaste plan d’eau continu da la vallée des Baux et la plaine d’Arles
L’eau actionnait deux séries de huit roues verticales à auguet disposées de part et d’autre d’une allée centrale. Elles fournissaient l’énergie à des moulins à farine.
Long de 61 mètres pour 20 mètres de large, le bâtiment comporte deux ensembles symétriques s’organisant de part et d’autre d’un escalier monumental. De chaque côté, vers l’extérieur, huit biefs étaient aménagés l’un au-dessous de l’autre, avec huit chutes actionnant seize roues.
Les meules sont en basalte et de diamètre modeste ; leur profil assez marqué, encore proche de celui des meules de Pompéi, tend à se rapprocher de celui des moulins domestiques
La production de farine par l’usine est évaluée à 4,5 tonnes par jour, ce qui est considérable et assure la fourniture journalière de 350 gr de farine à 12 500 personnes, la population d’un centre urbain romain comme Arles.
Il est assez probable que le site appartenait au propriétaire de la villa la Mérindole située à quelques centaines de mètres à l’est.
Le versant sud du chaînon sur lequel sont implantés les moulins, offrait une pente propice à l’utilisation optimale de la force hydraulique motrice.
Le débit de l’aqueduc a été estimé entre 240 et 1000 litres par seconde. Le dénivelé exploité par les moulins serait de 18 mètres. La puissance maximale brute de l’aménagement devait être de l’ordre de 50 Kw.
Le site a été partiellement classé monument historique en 1937.
Au IIIe s., les moulins qui avaient cessé de fonctionner ont probablement servi de carrières à l’occasion des travaux de consolidation et de réfection partielle dont le pont de l’aqueduc d’Arles a fait l’objet. Des paysans se sont installés dans les bâtiments abandonnés et ont sensiblement modifié l’architecture de ses élévations. Ce sont eux dont les tombes ont été reconnues au pied des moulins.
Il est facile de trouver ces vestiges sur la route de Fontvieille, commune célèbre pour le moulin de Daudet.
Une visite, au milieu des plantations d’olivier, que vous ne serez pas prêts d’oublier !
sources des textes : http://aqueducsromains.free.fr/moulins.htm et wikipedia
